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Dangerosité des produits dopant


L’utilisation des substances dopantes n’est pas sans danger pour le sportif. Certains produits (cocaïne, ecstasy, héroïne, etc.) entraînent une grande dépendance physique et/ou psychique chez le consommateur. D’autre sont des médicaments (EPO, hormone de croissance, insuline) dont l’administration abusive ou le détournement d’usage est à l’origine d’effets secondaires négatifs pour l’organisme.

Stimulants : Ils possèdent les risques de toutes les substances actives sur le psychisme (nervosité, agressivité, troubles cardiovasculaire, etc.).

Stéroïdes androgènes et autres anabolisants : Ils ont des effets masculinisants chez la femme (virilisation) et peuvent entraîner des troubles de la libido, de l’agressivité, des ruptures tendineuses, etc.

Hormones peptidiques et assimilées : Leur utilisation entraîne une dérégulation physiologique interne avec des conséquences à court et long terme. Par exemple, les effets secondaires de l’EPO sont la survenue d’accidents cérébraux, d’hypertension artérielle, d’embolies pulmonaires, etc.

Diurétiques : Ils entraînent un état de déshydratation.

Corticoïdes : Leur utilisation entraîne une fragilité des tendons et des muscles, des troubles cardiovasculaires, des ulcères, etc...


Les risques quand on fait trop de sport :


Les activités physiques et sportives sont avant tout considérées comme un facteur de santé. Elles constituent un moyen d’épanouissement physique mais aussi psychologique et relationnel. Cependant, faire du sport à haute dose (intensif) peut mettre notre organisme en danger, il faut donc tendre vers une activité sportive raisonnable ou on ne dépasse pas 75 % des aptitudes cardiaques.

Les signes d’un surentraînement : Quand il y a surentraînement, les signes d'alerte sont les mêmes que lors d'une dépression : on manque d'enthousiasme, les performances s'altèrent, des troubles du sommeil et de l'alimentation s'installent, puis peuvent survenir les blessures et les traumatismes. Tout événement de ce genre doit amener à s'interroger sur sa pratique du sport.

Le premier risque d’un excès de sport est la mort subite du sportif : elle peut survenir quand on dépasse 80 % de ses aptitudes cardiaques. « Les plus touchés sont les fumeurs de 35 à 40 ans. Avec l'âge, on cherche moins à se prouver quelque chose. »

Par ailleurs, une dépendance au sport peut aussi s'installer, avec les symptômes habituels de l'addiction (faire passer le sport avant tout le reste, ne pas savoir s'arrêter...). Les conséquence d’un surentraînement sont les suivantes : entorses, luxations... Ces macro traumatismes facilitent la récidive et créent un terrain pour l'arthrose. Les femmes, plus souples, ont une plus grande fragilité cartilagineuse et sont alors plus touchées. Elles peuvent aussi connaître des troubles de la fertilité (avec des cycles irréguliers, des règles moins abondantes) quand elles sont trop maigres, trop actives, et subissent trop de stress de compétition.

Pour éviter tous ces problèmes, il faut diminuer les fréquences sans arrêter brutalement le sport. Pensez aussi à diversifier les activités sportives. Les sports d'endurance (natation, vélo, course à pied, car-diotraining...) sont à privilégier, et on n'oubliera pas de s'échauffer au moins dix minutes avant. Mais le plus, important, c'est la diversité et l'alternance : on ne travaille pas toujours la même partie de l'appareil locomoteur, et on risque moins de surmener certaines parties du corps.

 

Bien pratiquer le sport


Le nombreux paramètres influencent votre performance. Certains d'entres eux sont accessibles à une approche rationnelle qui doit permettre d'optimiser votre potentiel. Votre fédération et votre encadrement sont là pour vous aider dans cette démarche.

Le suivi médical : il permet non seulement de veiller au maintien de la santé mais grâce aux différentes évaluations (physiologique, biomécanique, biologique, psychologique et nutritionnelle) il contribue également à optimiser votre entraînement et à dépister précocement un éventuel état de surentraînement.

Le plan d'entraînement : établi par votre entraîneur, évolutif, il s'adapte à votre condition et vous permet une progression optimale. Le respect en particulier des phases de repos est essentiel pour obtenir tous les effets positifs attendus (grâce au phénomène de surcompensation): vouloir trop en faire aboutit souvent à un résultat contraire et à un état de fatigue toujours long à corriger.

L'échauffement : avant tout exercice, un échauffement cardio-respiratoire est indispensable mais également musculo-tendineux sous la forme d'étirements progressifs, jamais douloureux, alternant tension (6 secondes) et relâchement (6 secondes). Intéressant tous les segments corporels et améliorant votre élasticité musculaire, il participe aussi en fin de séance à la récupération.

La récupération : de préférence active, elle doit assurer la restitution de tous les équilibres altérés pendant l'effort (hydrique, glucidique, minéral, électrolytique...).

L'hygiène de vie générale : seule une hygiène de vie saine assurera un potentiel physique optimal. Si la nutrition et le sommeil sont concernés au premier plan, d'autres facteurs ne doivent pas être oubliés: la consommation journalière de 20 cigarettes augmente la dépense énergétique de 10 % pour un même effort. La consommation de cannabis ajoute aux problèmes du tabac celui d'un risque important de démotivation, de troubles psychologiques et de comportements incontrôlés. De la même façon, la consommation d'alcool, outre son abus dangereux pour la santé, altère très rapidement vos capacités de vigilance et la précision de vos gestes.

Le sommeil : il s'agit d'une phase essentielle de récupération physique et mentale à respecter selon vos besoins personnels. Lors des voyages transméridiens, l'adaptation au décalage horaire engendré peut être un facteur de la réussite. Si vous vous déplacez vers l'est, il faut compter 1,5 jour d'adaptation par heure de décalage: elle sera favorisée par une exposition vive à la lumière le matin, en avançant régulièrement l'heure du lever et celle du coucher les jours précédant le départ. Au contraire, si vous allez vers l'ouest, un jour par heure de décalage sera suffisant en retardant par contre l'heure du lever et du coucher et en pratiquant l'exposition à une forte lumière le soir avant la période d'endormissement. Il est déconseillé d'utiliser les somnifères dans l'avion. Si vous devez dormir dans la journée, faites des siestes de moins de trente minutes.

 

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